Lumumba et Kabila

Lumumba et Kabila
16 ET 17 JANVIER, LES DATES FATIDIQUES

Ces deux dates sont fatidiques pour la RD Congo et son peuple. Le 17 janvier 1961, Patrice Emery Lumumba, le père de notre indépendance et Héros de la Nation congolaise, était tué dans des conditions particulièrement atroces par des ennemis de notre indépendance. Le 16 janvier 2001, 40 ans plus tard, le président Laurent-Désiré Kabila était à son tour tué à la faveur d'un complot au multiples pièces constitutives.

Lumumba et le Mzee kabila sont aujourd'hui salués par la nation congolaise comme héros nationaux. Mais les deux hommes n'ont pas la même importance sur le plan politique. Pendant que Lumumba avait été démocratiquement élu, Kabila était arrivé au pouvoir les armes à la main. Sans établir un parallélisme entre ces deux hommes d'Etat, on peut tout de même se poser des questions sur la coïncidence entre ces deux dates. L'histoire de la RD Congo serait-elle inscrite dans un cycle infernal où des personnalités de premier rang disparaissent tragiquement tous les 41 ans ?

Pendant tout le règne de Mobutu, le 17 janvier n'était jamais célébré avec toute son importance. Nulle part au pays, on ne voyait de mémorial ni de statut à l'image du père de notre indépendance. Le pouvoir était dictatorial, Mobutu avait le sang de Lumumba à la main, dira-t-on. Comment va-t-on expliquer le fait que Joseph Kabila soit absent aux cérémonies commémoratives du 44ème anniversaire de l'assassinat de Patrice-Emery Lumumba, le véritable héros national ? Alors que la veille, le 16/1, il présidait les cérémonies commémoratives du 4ème anniversaire de la mort de son père ? A suivre !

44 ans après la mort de Lumumba, on se demande encore ce qui reste de son héritage. L'indépendance de la RD Congo et des ses institutions n'a jamais été autant remise en cause. 44 ans après, la personnalité de Lumumba n'a jamais été réhabilitée. A l'heure où l'Etat congolais veut réconcilier le peuple avec son histoire, n'est-il pas grand temps d'ériger un mausolée à l'honneur du père de l'indépendance ? Qu'attend-on pour ériger les monuments de Lumumba à toutes les grandes places des chefs-lieux des provinces ?

Disons enfin que réconcilier un peuple avec son histoire c'est lui apprendre d'abord cette histoire. Apprendre à la jeune génération des Congolais l'histoire de Lumumba, c'est non seulement réhabiliter l'image du héros, mais c'est aussi cultiver les sentiments de nationalisme et de patriotisme qui manque cruellement au pays aujourd'hui
Charles Nasibu
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# Posted on Saturday, 29 July 2006 at 8:00 AM

UNE PETITE TSUNAMI A UVIRA

UNE PETITE TSUNAMI A UVIRA (février 2005)

Quand ce ne sont pas les guerres, les affrontements armés ou les pierres qui frappent Uvira et ses environs, c'est aux éléments naturels de semer la destruction et la désolation. La nuit du 7 au 8 février 2005 a été catastrophique pour plusieurs familles à Uvira, comme l'ont été celles du 23 au 24 décembre 2004, du 1er au 2 janvier et du 5 au 6 janvier 2005 où des pluies torrentielles s'étaient abattues sur Sange, Kiliba et Uvira, entraînant la mort de quatre personnes et la destruction de plus de 6 000 maisons, de plusieurs écoles et de six ponts. On a compté jusque là plus de 20 000 personnes affectées par cette catastrophe naturelle. Ces victimes sont longtemps restées sans ressources et entièrement tributaires de l'hospitalité de ceux de leurs frères qui ont été épargnés par les intempéries, la maigre assistance humanitaire qui leur avait été donnée de manière sporadique ne fait qu'insulter encore leur infortune.
Oui, l'assistance humanitaire assurée aux sinistrés d'Uvira fut très maigre. On n'est pas ingrat quand on ne fait que reconnaître une réalité très claire.
En Asie du sud où la même catastrophe s'était produite, même si avec beaucoup plus d'ampleur qu'à Uvira, le monde entier s'était mobilisé pour venir en aide aux victimes vivantes du Tsunami et déplorer les morts et les disparus. A Uvira, aucune mobilisation n'a été observée en faveur ni des victimes qui nécessitaient assistance, ni de la ville qui avait subi des destructions et devait être réhabilitée. Il n'y avait aucun Blanc parmi les victimes d'Uvira.....
Le numéro 2 de la MONUC, Ross Mountain, a fait la promesse de reconstruire les deux ponts Kimanga 1 (ex-Balecar) et Kimanga 2 (ex-Louis Mutua). Oui, une promesse. Ne l'aurait-il pas fait pour des raisons tout simplement stratégiques et pour les intérêts de la mission onusiennes qui tient à voir ces ponts réhabilités et permettre aux véhicules et engins motorisés de la MONUC de pouvoir passer et se rendre sans difficultés au port de Kalundu ? Nous ne voulons pas prêter des intentions à Ross Mountain ni à la mission onusienne, mais il faut dire que si la tsunami d'Uvira n'a pas suscité autant ou presque de sensibilité que celle de l'Asie du sud c'est parce qu'il n'y a pas d'Occidental parmi les morts d'Uvira, il n'y a pas de chaîne de télévision à Uvira qui puisse diffuser des images pathétiques et sensationnelles, Uvira est bien loin d'Europe et des USA et ... il n'y a pas de pétrole !
Conscients de cet état des faits, les natifs d'Uvira doivent développer un système d'autonomie qui leur permettrait de toujours compter d'abord sur leurs propres ressources et compter de moins en moins sur des hypothétiques aides de gauche ou de droite. C'est de cette façon-là que nous apprendrons à nous faire respecter. Les fils du Buvira, ceux du terroir et, surtout, ceux de la diaspora car ce sont eux qui disposent de plus de moyens, doivent désormais apprendre à être les premiers gestionnaires des problèmes du terroir, ils doivent chaque fois être prompts à se mobiliser pour régler, donner ne fût-ce qu'une partie de solution aux problèmes humanitaires qui affectent de temps à autre le terroir. A quoi ça nous sert de dénoncer les Banyamulenge qui revendiquent, et développent aussi, leur Minembwe natal lorsque nous ne faisons rien pour notre Buvira ?
Nous ne cherchons pas à soulever une quelconque polémique, mais plutôt un terrain d'entente en interpellant la conscience des uns et des autres
Charles NASIBU
Journaliste et Chercheur Congolais
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# Posted on Friday, 28 July 2006 at 3:24 PM

Ces églises qui nous divisent

Ces églises qui nous divisent
Est-ce que les cobfessions religieuses contibuent vraiment à ramener et à entretenir la paix et la concorde entre citoyens en RD Congo ? Qui ne s'est jamais posé cette question ? Oui, depuis un temps on a assisté à la prolifération de sectes et groupes religieux, de ce qu'on appelle aujourd'hui les « églises de réveil ». Il est du droit de chaque citoyen de dresser le bilan de l'action de toute la kyrielle de ces mouvements doctrinaux qui se reclament touts messagers du Christ et dépositaires de la vrai foi.
Les guerres qui ont désolé la RD Congo depuis 1996 ont révélé que l'action de certaines églises laissait à désirer. Des églises ont fabriqué des rebelles ; des temples ont servi de cadre pour des réunions subversives ; des prédications ont incité à la haine tribale, à la désobéissance civile, aux violations des droits de l'homme, comme ce fut le cas à Kinshasa, il y a quelque temps, où des prédicateurs ont dénié aux jeunes filles le droit de porter des pantalons, comme si on n'avait plus le droit de s'habiller à son goût. Des voyous, dans une expression collective d'un libido mal contenu, se sont lancés à la chasse des jeunes filles en pantalons pour les déshabiller ou, lorsque cela était opportun, les violer.
Il existe aujourd'hui des églises tribales.Vous entendres dire par-ci par-là « ça c'est l'église des Banyamulenge », « ça c'est c'est l'église des Babembe », etc., comme s'il y avait un Dieu et un message spirituel spécifiques pour chaque communauté ou chaque tribu.
Il est indéniable que les églises et, à travers elles, les églises, nous divisent. Cela n'estb pas de nature à nous aider dans notre quête du retour à la paix et à la stabilité. Mais nous avons tous la spiritualité qui nous unit, et c'est l'essentiel. Et c'est cette spiritualité qui peut aujourd'hui nous affranchir des prédications tendancieuses et mal orientées.
Les pouvoirs publics se doivent de contrôler et de surveiller étroitement l'action du pouvoir religieux, au nom de la sécurité publique et de la stabilité du pays. Et les lois qui régissent ces associations doctrinales doivent être plus strictes et conatraignanantes.
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# Posted on Friday, 28 July 2006 at 2:58 PM

Quand la démocratie veut se suicider .....

Quand la démocratie veut se suicider .....
Quand la démocratie devient hostile contre elle-même,la mesure la plus sage est d'y mettre fin en remettant les choses à plat pour repartir sur des nouvelles bases.L'exemple centrafricain en est suffisamment parlant là-dessus,et le président "démocratiquement élu", Ange-Félix Patassé, qui était devenu un inquiétant dictateur, l'aura appris à ses dépens.

Ange-Félix Patassé,cet intellectuel formé en France et en qui le peuple centrafricain avait placé sa confiance en lui remettant,par les urnes,les rennes du pays pour deux quinquénnats succesifs, s'est avéré jour après jour un espoir raté et la principale source de soucis pour son peuple. Son principal exploit est d'avoir poussé très loin la paupérisation de son pays et de son peuple. Sa mauvaise gestion de la res publica, ses relents autocratiques et son manque de tact pôlitique ont plusieurs fois fragilisé son régime et poussé son pays au bord du gouffre. Ce qui a amené la République Centrafricaine, pourtant indépendante depuis quatre décennies, à se retrouver en situation de quasi tutelle internationale.

Les nombreuses mutineries et les coups de force qui ont ponctué le règne de Patassé sont autant des réponses à l'echec du système Patassé et une expression de lassitude d'un peuple spolié, appauvri,brimé dans ses droits au nom de la démocratie par un régime qu'il a lui-même élu. Patassé, alors aux abois, est allé jusqu'à friser le ridicule quand il s'est allié au tristement célèbre Jean Pierre Bemba, le rebelle Congolais.

Les Centrafricains, et les Banguissois en particulier, se rappeleront longtemps des crimes que les immoraux de Bemba leur ont fait subir.

Patassé est au vu des concitoyens le principal et l'unique responsable de tout cela.

Que le nouveau maître de Bangui,le Général de Division François BOZIZE, fasse la différence avec Hannibal,qui savait vaincre mais qui ignorait comment gérér sa victoire; espérons qu'il ne sera pas aussi un espoir raté pour son peuple qui attend beaucoup de lui. Nous le voudrions le Toumany Touré de la Centrafrique et non le Robert Guei.


Charles NASIBU
Journaliste et Chercheur Congolais

# Posted on Friday, 28 July 2006 at 2:17 PM

L'île aux Sentiments

L'île aux Sentiments
Il était une fois, une île ou tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.

Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler. Ils preparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.

Seul l'Amour resta.

L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.
Quand l'ile fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.

La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau.
L'Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener?"
"Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."

L'Amour decida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide-moi je t'en prie !"
"Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."

La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse,
laisse-moi venir avec toi."
"Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"

Le Bonheur passa aussi à coté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendît même pas l'Amour l'appeler !

Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi."
C'etait un vieillard qui avait parlé.
L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.

L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir : "Qui m'a aidé ?"
"C'était le Temps" repondit le Savoir.
"Le Temps ?" s'interrogea l'Amour.
"Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?"
Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit :

"C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie."

# Posted on Tuesday, 25 July 2006 at 12:57 PM